
LE RÔLE MYSTÉRIEUX DES VORTEX DANS LA DYNAMISATION
23 juin 2026
Le langage du monde est-il mathématique ?
LA VERTU DU NOMBRE D’OR EN DYNAMISATION

Cet article s’inscrit dans le sillage du précédent consacré à l’analyse des propriétés dynamisantes des vortex dans l’eau – ces tourbillons qui constituent le procédé le plus répandu et le plus iconique pour dynamiser l’eau (voir notre article consacré au vortex). Ici, l’objectif est d’élucider le rôle que peut jouer un autre principe de dynamisation fréquemment mentionné : celui du nombre d’or.
La dynamisation signifie un traitement de nature invisible, puisqu’elle n’implique aucune action de nature chimique touchant à la composition de l’eau (si ce n’est, éventuellement, une étape préalable de filtration pour la purifier de résidus éventuels ou de particules indésirables) : son but étant de conférer à l’eau des propriétés en faveur de l’épanouissement de la vie, tant biologique qu’intérieure.
À ce titre, puisque la dynamisation repose sur des principes dont on ne peut démontrer l’efficacité que par des preuves indirectes (par exemple la croissance de graines ou l’aptitude du pain à lever), les propagandes marketing des dynamiseurs convoquent souvent des théories ésotériques nimbées du secret des initiés, avec un langage abscons inspiré de la physique : « ondes scalaires », « champs de torsion », « orientation lévogyre », etc. ; mais aussi issu de traditions spirituelles en convoquant la « géométrie sacrée » qui, elle, obéit au nombre d’or.
Le « nombre d’or » est en particulier présenté comme un ingrédient clef dans la conception des appareils de dynamisation en régissant leurs proportions ou leur architecture ; et ce faisant comme un principe qui agit de façon mystérieuse – en vertu de l’obscure théorie des « ondes de forme » – pour rehausser la qualité de l’eau.
L’idée sous-jacente à la mobilisation du « nombre d’or » est que l’Univers obéirait à un principe d’harmonie mathématique, dont la clef serait donné par ce fameux nombre à la consonnance fascinante. Mais qu’en est-il en réalité ? Et que cache plus précisément ce nombre bien connu des mathématiciens ?

1 La complexité du « nombre d’or »
Sans faire durer davantage le suspense, le nombre d’or – qui est désigné par les mathématiciens par le terme « Phi » ou φ (la lettre grecque lui servant de dénotation spécifique) – correspond grosso modo à 1,618… suivi d’une infinité de décimales sans cycle récurrent. À ce titre, il est donc classé comme un nombre « irrationnel ».
Ce rapport à l’infini ainsi que son rapport à la réalité (puisqu’il est utilisé notamment dans les arts picturaux et l’architecture) ne sont pas sans rappeler le célèbre nombre « Pi », utilisé lui dans le calcul des circonférences et des diamètres circulaires.
Plus précisément, le nombre d’or est donné par une fraction continue reposant sur la base 1 + 1/1, dont le prolongement à l’infini donne exactement sa valeur : φ=1+1/(1+1/(1+1/(1+1/(1+⋯))))

Il est cependant plus intuitif d’aborder le nombre d’or à partir de la « suite de Fibonacci » – du nom du mathématicien italien qui l’a formalisée – même si celle-ci ne fournit que des approximations du nombre d’or.
La suite de Fibonacci a été imaginée comme un moyen de résoudre un problème récréatif de modélisation de la reproduction exponentielle des lapins : c’est une suite de nombres entiers dont chacun d’entre eux est obtenu par la somme des deux qui le précèdent, en commençant avec 0 et 1 :
0 +1 = 1
1 + 1 = 2
1 + 2 = 3
2 + 3 = 5
3 + 5 = 8
5 + 8 = 13
etc. jusqu’à l’infini.
Or diviser deux nombres consécutifs de la suite de Fibonacci permet d’obtenir un nombre proche de φ ; et plus ces nombres sont élevés, plus ils donnent une valeur précise de φ. Ainsi, si la fraction 8/5 donne 1,6 (qui est une approximation particulièrement grossière), la fraction F16/F15 de la suite, soit 987/610, donne, elle, une précision au millionième du nombre d’or.

C’est en particulier cette relation entre les nombres de la suite de Fibonacci et le nombre d’or qui fait que l’on parle de « divine proportion » en architecture (l’œuvre la plus remarquable bâtie sur ce nombre étant sans doute la grande pyramide de Gizeh) comme en art pictural (certains critiques l’associent par exemple à la réussite de la Naissance de Vénus de Botticelli) – au point d’induire l’hypothèse d’un fondement scientifique à la beauté.
2 Un motif récurrent dans la nature
La suite de Fibonacci permet de comprendre ce qui rend φ si extraordinaire aux yeux d’un mathématicien : la logique de la suite souligne en effet que le nombre d’or détient la propriété de se référer tant à lui-même qu’aux parties qui le composent, puisqu’elle permet de définir approximativement le nombre d’or comme le résultat de cette équation abstraite : φ = b/a = a+b/b = 1,618…
Toutefois, ce n’est pas cette auto-référence à soi et à ses parties qui rend le nombre si fascinant – bien que ses propriétés mathématiques participent de son caractère mystérieux – mais le fait qu’on le retrouve à l’œuvre dans la nature à différentes échelles : de la forme spiralée des graines de tournesols à la structure des Trous noirs (si l’on prend le rapport entre la distance séparant les points d’inversion intérieur et extérieur des géodésiques de la lumière à l’accélération centripète maximal des Trous noirs…).


En effet, ce qui frappe est la répétition troublante d’un même motif obéissant à première vue à une logique mathématique profonde : le fait que les pommes de pin présentent 8 lignes dans un sens et 13 lignes dans un autre sens (de même que le chou romanesco), le fait encore que les pâquerettes présentent soit 34, soit 55, soit 89 pétales – qui sont des nombres de la suite de Fibonacci –, jusqu’à la répartition des sexes au sein des populations d’abeilles qui suivent les rapports de proportion au chiffre près de cette suite.
On ne répertorie pas ici tous les éléments qui témoignent d’une harmonie mathématique dans la nature – on peut évoquer certaines proportions dans le corps humain ou encore la fréquence cardiaque d’un cœur en bonne santé – ; néanmoins il apparaît que certaines proportions ou certains angles se répètent fréquemment pour attester d’un plan de construction d’un dieu architecte respectueux des mathématiques.
Il n’y a qu’un pas à franchir pour croire que le nombre d’or est à l’œuvre partout – ce qui est faux, alors que ni la forme des galaxies, ni les coquilles du Nautile, ni les yeux des plumes du paon n’obéissent à ce nombre. Et plus encore, que les mathématiques seraient davantage qu’un langage arbitraire : un principe à l’œuvre dans la fabrique de l’Univers – ce que prouverait la répétition obsédante de certains motifs, des spirales aux hexagones en passant par les sphères.
3 Le pouvoir du nombre d’or dans la dynamisation
L’intérêt du nombre d’or dans les appareils de dynamisation – dans les rapports de proportions de certaines de leurs parties et dans certains de leurs angles – s’inscrit, par extension, dans la logique de respecter le principe d’un Tout cohérent. À condition d’admettre que la géométrie donnée par le nombre d’or s’avère universelle (en excluant les innombrables exemples qui contredisent cette idée).
Évidemment, la question qui surgit à un esprit curieux est de savoir en quoi l’usage de certaines proportions ou de certains angles participe-t-il à dynamiser l’eau, au sens d’en rehausser les qualités au bénéfice du vivant ? Car son évocation repose sur l’argument tacite que cette géométrie qualifiée de « sacrée » détient un pouvoir d’action, mais un pouvoir rarement expliqué par les propagandes marketing de ces appareils.

Ce rapport entre, d’une part, l’abstraction d’une géométrie obéissant à un nombre (nombre dont il est impossible de déterminer la limite en raison de l’infinité de décimales qui le constitue… ce qui pose la question du degré de précision d’une telle géométrie) et, d’autre part, la matérialité de l’eau, est donné par la théorie des « ondes de forme ». Celle-ci soutient en effet que les formes géométriques agissent sur le vivant par le biais de « champs de torsion » ou de « champs morphogénétiques ».
Il s’agit en deux mots d’une théorie pseudo-scientifique : les concepts qu’elle mobilise semblent, certes, tirés de la physique contemporaine (dont l’aura lui permet d’asséner ses principes avec un effet d’autorité absolue) ; mais elle affirme sans aucune preuve l’existence de phénomènes qui franchissent allègrement les lois de la physique : des forces antérieures à la gravitation à des ondes se déplaçant des milliards de fois plus vite que la lumière…

Il ne s’agit pas ici de dénoncer le fait que l’on puisse adhérer à ces propos, mais de démystifier les apparats scientifiques dont se drape de façon manipulatoire cette théorie. Car il s’agit en l’occurrence moins de science que de croyance, car cette théorie s’appuie sur l’impossibilité de la démentir plutôt que sur la preuve de ses affirmations, en un renversement fallacieux de l’argumentation scientifique. Non que les croyances spirituelles ne peuvent ouvrir des perspectives enrichissantes ; mais encore faut-il savoir quand on met le pied dans leur monde.
4 Une logique symbolique
Si l’on prend du recul avec le contenu à prétention scientifique de la théorie des « ondes de forme » ou des « champs de torsion », celle-ci se présente dans le champ des idées comme un avatar surprenant d’une autre théorie : une théorie qui cherche à fonder un rapport scientifique à la perception de l’esthétique.
Il est indéniable que l’esthétique procure des effets non négligeables sur l’être humain dont, en particulier, la contemplation de certaines formes géométriques. Ainsi, le discours soutenant l’existence des « ondes de forme » se sature de termes techniques pour défendre, par une justification fondée sur une approche à prétention objective, ce qui est de l’ordre d’une appréciation purement subjective : une intensification de l’affectivité en soi – laquelle est le but de l’art d’après le philosophe Michel Henry.

Cette évolution du discours est un symptôme du déclin de l’emprise des sciences sociales – qui font droit à la subjectivité – au profit du primat du discours scientifique, lequel tente en effet d’évincer toute « intrusion » de la subjectivité dans la perception des phénomènes.
Or, significativement, la fascination qu’exerce le nombre d’or suit ce mouvement de la pensée. Elle atteint en effet son paroxysme au XXe siècle, alors même que l’aura de ce nombre dans le champ des mathématiques pures ne fait que diminuer.
À rebours, on peut comprendre l’efficacité du nombre d’or en dynamisation à l’aide des sciences humaines : celle-ci repose sur le principe de la contiguïté propre à la « métonymie », cette figure de style qui permet d’évoquer le concret par l’abstrait par substitution. C’est en effet bien par une logique de contiguïté inductive que le nombre d’or (abstrait) dans un dynamiseur peut produire un effet (concret).

En outre, la performativité du nombre d’or est liée au mysticisme fascinant qu’il convoque : l’or étant un matériau richement connoté sur le plan des imaginaires (comme l’évoque L’Écrit de l’éternité d’or de Jack Kerouac) – ce que renforce l’expression « géométrie sacrée ». En sorte que si ce nombre s’était appelé simplement « Phi », celui-ci aurait sans doute connu une moindre fortune dans l’imaginaire collectif.
5 L’illusion logocentrique
Il n’est toutefois pas suffisant de passer par la satisfaction esthétique pour comprendre comment le discours postulant l’existence d’« ondes de forme » ou autres « champs de torsion » parfaitement ésotériques – ne reposant que sur l’argument d’avoir été prouvées par un obscur (et incompris) scientifique –, peut a priori emporter l’adhésion, quand bien même est-on un béotien en physique.
Il faut mesurer le pouvoir de fascination des mathématiques à l’aune de « l’imaginaire logocentrique » qu’analyse Jacques Derrida. Cet imaginaire explique que l’esprit ne peut qu’être fasciné par le fait que le nombre d’or constitue un motif récurrent dans la nature qui nous entoure, car la répétition d’un même phénomène tend à exclure à la façon d’un biais cognitif la possibilité d’être en présence d’une simple coïncidence, et fait plutôt envisager l’agir d’une cause sous-jacente.

L’imaginaire logocentrique renvoie concrètement au pouvoir de la parole de créer la réalité énoncée sur le modèle du « fiat lux » biblique : « que la lumière soit – déclare Dieu – et la lumière fut ».
Or, les mathématiques restent un langage et, à ce titre, elles sont soumises à l’arbitraire comme les langues. En particulier, les propriétés mathématiques du nombre d’or sont indissociables du choix culturel d’une numération décimale : sur base d’un système binaire, quaternaire, etc., on obtiendrait des propriétés complètement différentes (à titre d’exemple, rappelons qu’en système binaire, 2+2 n’est pas égal à 4 mais à 100).
Voir dans la nature la réplication de motifs géométriques fait oublier que nous projetons sur le monde notre aptitude à décoder la réalité de façon abstraite. Alors que c’est elle qui fait distinguer ces motifs entre tous les autres, et qui procure le sentiment que les chiffres sont davantage qu’une création humaine.

Cependant, l’essentiel de la réalité, contrairement à ce que suggère la prégnance du nombre d’or, reste imperméable à la description mathématique. Aussi les mathématiques ne sont-elles qu’une simplification de la réalité pour la ramener à du familier.
Dans cet esprit, la théorie des « champs de torsion », qui suggère que le sens lévogyre serait nocif à l’inverse du sens dextrogyre, réactualise le préjugé moyenâgeux d’une gauche « sinistre » par opposition à une droite « vertueuse », lequel repose sur une latéralité qui a surtout du sens à notre échelle.
6 L’hypothèse d’un Univers informatique
Et pourtant, on ne peut dénier l’efficacité descriptive et prédictive des mathématiques, lesquelles constituent pour cette raison le soubassement de la physique actuelle. Comment alors concilier le caractère approximatif des mathématiques et leur aptitude à décoder l’Univers ?
Il faut considérer que les mathématiques sont l’ombre d’une mécanique « informatique » tramant la réalité, au sens d’une puissance computationnelle qui interroge ses opérations en se recourbant à la façon d’un ruban de Moebius. Une idée que l’on emprunte ici à Alan Turing, le père de l’informatique, mais que l’on retrouve dans la « ruliade » de Stephen Wolfram qui décrit l’émergence d’un univers d’une infinie complexité à partir d’une poignée de règles programmatiques simples (telles qu’on les retrouve dans les « automates cellulaires » qui miment de façon troublante le comportement du vivant).


Si les mathématiques ne préexistent pas à l’organisation du réel, elles représentent le moyen le plus adéquat de traduire la logique pragmatique qui le sous-tend. Ainsi, l’angle d’or séparant les feuilles des plantes découle tout simplement de l’optimisation de la possibilité de capter la lumière en permettant une croissance où aucune feuille ne recouvre totalement l’autre. De même pour la croissance des cellules… Ce qui aboutit, par conséquent, à dessiner le motif répandu d’une spirale.
C’est aussi cette même logique qui détermine la prééminence de la forme sphérique – des bulles de savon aux planètes en passant par les pissenlits – puisque la sphère est la forme qui offre le plus volume avec la plus petite surface. Ou encore cette coïncidence mise en évidence par le physicien Joël Sternheimer que la désintégration des particules élémentaires suit les mêmes rapports de fréquence que les accords musicaux.
La difficulté à partir de cette vision d’un Univers informatique consiste à admettre la conjonction de deux principes en apparence contradictoires : d’une part le fait que certains nombres dans la nature n’ont rien d’aléatoire – sans quoi la réalité n’aurait aucune cohérence – ; d’autre part le fait qu’ils ne sont pas l’œuvre d’un langage qui, à ce titre, nous serait adressé pour qu’on puisse le lire.
7 Lire le monde par besoin de sens
Il peut apparaître a priori une contradiction entre l’hypothèse d’un Univers informatique et la mise en garde contre l’imaginaire logocentrique, au sens où la première témoigne qu’il y a bien un « langage » par lequel se donne à voir la cohérence du monde – fût-il un langage comparable à la programmation informatique des ordinateurs. En quoi l’on rejoint l’idée que l’on vivrait dans une simulation élaborée par un programme architecte, qui n’est pas sans rappeler les films Matrix.
Il y a toutefois une différence fondamentale entre les deux : la perspective logocentrique suppose l’existence d’une intention, sans laquelle aucun langage n’offre le moindre sens. Tandis que l’hypothèse informatique évacue de son fonctionnement toute intention préalable – ce que l’on retrouve dans la pensée taoïste qui évacue la figure d’un créateur intentionné.


Aussi faut-il renverser cette idée qu’il y aurait quelque chose à lire dans le monde, qui perpétue à notre insu un imaginaire selon lequel le monde serait un livre écrit par la main de Dieu, pour prendre conscience qu’elle n’est que l’envers d’un besoin de sens profondément ancré. Lequel explique le malaise, voire l’angoisse, que procurent les œuvres se risquant sur le rivage de l’absurde, comme celles d’Eugène Ionesco et de Samuel Beckett.
En particulier, ce besoin de sens est exacerbé par les mutations d’intellection provoquées par les théories physiques contemporaines qui relèguent l’humain à quelque chose d’infinitésimal au sein d’un Univers insensible à sa présence, et qui ne sont pas sans réactualiser l’angoisse pascalienne du « silence éternels des espaces infinis ». Car comme le formule Albert Einstein : « ce qui est incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible ».
Cet enjeu de donner un certain sens au monde en se plaçant en son centre explique en retour la popularité des lectures « platistes » du monde – lesquelles militent à leur insu pour une vision géocentrique de notre place dans l’Univers – ainsi que les propos de Marc Henry, physicien spécialiste de la dynamisation de l’eau, qui mentionne sans raison valable que l’Univers pourrait murmurer à l’oreille de l’eau que l’on boit.
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Il apparaît au terme de cette réflexion que l’argument du nombre d’or pour dynamiser l’eau résulte d’un syncrétisme qui relie la pensée scientifique – perçue comme un garant indubitable de toute affirmation sur le monde – à une perspective spirituelle, en déclin face à l’emprise de la pensée matérialiste. Un syncrétisme qui manifeste le symptôme d’une tentative parfois désespérée de trouver du sens pour nourrir l’existence.
À ce titre, la dynamisation n’est pas sans rappeler l’alchimie : cette discipline qui a enfanté la chimie que l’on connaît et qui postule la possibilité de métamorphoser un matériau par un procédé ésotérique à la frontière poreuse de la magie – et qui est source de fascination encore aujourd’hui.
Il nous faut toutefois préciser que notre critique des discours voués à justifier la performativité du nombre d’or – et qui doit faire légitimement douter de cette dernière – ne signifie pas qu’il n’existe aucun principe qui ne peut agir autrement que par les voies de la physique validées par les scientifiques.
La notion d’« information », sur laquelle nos sociétés reposent, témoigne du pouvoir d’agissement de forces qui, en dépit des efforts d’un mathématicien comme Claude Shannon pour la rationaliser, contredisent l’affirmation selon laquelle notre réalité se résumerait aux interactions entre matière et énergie. Sinon, il n’y aurait ni jouissance esthétique ni éblouissement intellectuel devant la richesse et la complexité du réel.
De ce point de vue, rien n’interdit d’envisager que dans la dynamisation de l’eau intervient des principes qui dépassent le cadre de la physique ; tout autant que la Vie qui nous traverse de part en part ne peut se réduire à ce qu’en disent les biologistes.
Ces principes supposent toutefois une conscience pour bénéficier d’une quelconque effectivité, et doivent à ce titre faire appel à une théorie de la subjectivité. Ce pourquoi il est tout sauf judicieux de défendre la dynamisation à partir d’une théorie qui cherche à évacuer cette dernière et déploie un discours dont la prétention scientifique est – pour cette raison – digne des œuvres de fiction Marvel…

