
L’eau et les mystères de l’Univers
11 février 2026
Le tourbillon de la vie emporte-t-il l’eau dans sa ronde ?
LE RÔLE MYSTÉRIEUX DES VORTEX DANS LA DYNAMISATION

Après avoir voyagé jusqu’aux confins du cosmos à la rencontre d’océans galactiques et des mystères liés aux Trous noirs, on revient ici sur un sujet plus « terre à terre » : celui des vortex. Quoique l’on peut observer des points de rencontre entre les uns et les autres, alors que la forme de ces tourbillons se retrouve dans la structure spiralée – majoritaire – des galaxies, à l’image de notre emblématique Voie lactée.
En l’occurrence, toutefois, on se concentrera sur les vortex dans l’eau liquide, que l’on peut observer à notre échelle. Ceux-ci en effet sont au cœur de la dynamisation, alors qu’il est rare qu’un système de dynamisation ne s’appuie sur ce phénomène physique qui apparaît dans les fluides en écoulement.
La fascination à l’égard des vortex semble être un fait anthropologique, puisque l’on retrouve des symboles spiralaires dès les premiers temps de l’humanité (gravés sur des mégalithes, en alimentant la théorie d’une ophiolâtrie profondément ancrée) jusqu’à aujourd’hui, que ce soit en rapport avec des cultes religieux ou que ce soit dans un but artistique (notamment dans la peinture japonaise traditionnelle).
Pour les partisans de la dynamisation, cet engouement est surtout alimenté par les réflexions d’un naturaliste autrichien : Viktor Schauberger – elles-mêmes issues d’observations que l’on peut aisément faire soi-même. Viktor Schauberger tend ainsi à servir de caution scientifique – auréolée d’un certain mysticisme – au sein des propagandes commerciales des dynamiseurs, aux côtés souvent de Masaru Emoto.
Si l’on peut défendre que l’intuition est capable de transcender les équations dérivées des modèles auxquels les scientifiques adhèrent, il n’y a qu’un pas toutefois vers un endoctrinement au sein duquel la « Nature », en tant qu’entité indéfinie et douée de conscience, tient lieu de deus ex machina. Aussi l’objet de cet article est-il de clarifier – autant que faire se peut – ce qui se cache en réalité dans le cœur fascinant des vortex.

1 La loi (inévitable) de l’entropie…
Un vortex est une forme géométrique tourbillonnaire qui apparaît spontanément dans des milieux dotés de viscosité et soumis à des turbulences d’une certaine intensité. Ainsi, un vortex découle d’une séquence d’événements inhérents à l’état de fluidité – ce indépendamment de la nature chimique du fluide.
Plus concrètement, un vortex est une structure temporaire à fonction dissipative : son tourbillon constitue un canal par lequel l’excès d’énergie accumulée parvient à être dispersée sous forme d’énergie cinétique, dans le but de retrouver un état de plus faible énergie. À ce titre, tout vortex obéit au principe de l’augmentation de l’entropie et c’est pourquoi on le retrouve à toutes les échelles : de la forme des galaxies à l’écoulement de l’eau dans un lavabo en passant par les cellules orageuses de l’atmosphère.




L’entropie est définie par les physiciens comme l’expression de la désorganisation d’un système à l’échelle microscopique. Cette définition à caractère métaphorique tend, toutefois, à induire des interprétations erronées pour ceux qui ne sont pas familiers de cette notion.
Aussi, plutôt que sous l’angle d’une désorganisation, il faut envisager l’entropie sans l’angle de la dispersion de l’énergie, laquelle explique que le temps (au contraire de l’espace) se déplace dans une seule et même direction : la fameuse « flèche du temps ». C’est ce qui fait qu’il n’y a pas de mouvement perpétuel sans introduction d’énergie ; soit ce qui fait qu’une balle de ping-pong finira par cesser de rebondir : l’absence d’entropie lui permettant sinon de toujours rebondir à la même hauteur, voire de rebondir toujours plus haut, indéfiniment…
En particulier, les méandres des cours d’eau dépendent des turbulences et des vortex qui s’y forment, et non du fait que l’eau doit se frayer un chemin dans un environnement accidenté. Sinon, sur quelques centaines de kilomètres de trajet parfaitement rectiligne, une rivière atteindrait sous la gravitation des vitesses folles : jusqu’à des dizaines de milliers de kilomètres par heure ! Ce raisonnement est certes hypothétique – puisqu’aucun cours d’eau ne va à une telle vitesse – mais il a le mérite d’illustrer l’efficacité des turbulences.
Plus précisément, le passage entre régime laminaire (écoulement rectiligne) et régime turbulent (écoulement tourbillonnaire) est défini par le « nombre de Reynolds ». Ce nombre résulte du rapport entre les forces d’inertie et les forces visqueuses données par les équations de Navier-Stokes, que l’on explicitera un peu plus loin.

2 Un phénomène simple qui n’a pas révélé tous ses secrets
Un vortex est donc un phénomène des plus banal. La fascination qu’il exerce s’éclaire à la fois en regard de la propension de l’esprit humain à créer du sens par analogies – la prévalence de cette forme géométrique, de l’ADN aux galaxies, incitant à y voir un dessein ésotérique de la nature – et à la fois en regard de l’attraction que les « imaginaires catamorphes » exercent : un vortex évoquant en effet, selon les analyses de Gilbert Durand, une chute dans des ténèbres qui dérobent et concentrent un secret.
Est-ce à dire que les intuitions de Viktor Schauberger, nées de la contemplation des cours d’eau au cours de ses pérégrinations, résultent d’un simple vagabondage de son imaginaire ? Sur ce point, de la prudence devrait être de mise alors que banalité ne signifie pas simplicité.



Il existe des simulations numériques très sophistiquées pour prédire le comportement d’un écoulement dans lequel tout ou partie d’un fluide s’avère turbulent. Cependant, on ne dispose à ce jour d’aucun modèle quantitatif de la turbulence qui soit véritablement satisfaisant.
Un tel écoulement newtonien est décrit aujourd’hui par les équations de Navier-Stokes : des équations aux dérivés partielles non linéaires dont la résolution est éminemment ardue. En effet, les solutions de ces équations pour un fluide incompressible (à tout hasard l’eau) ne sont toujours pas rigoureusement démontrées sur le plan mathématique. C’est la raison pour laquelle elles font partie des problèmes du prix du millénaire de l’institut de Clay, dont la résolution devrait être récompensée par un million de dollars.

À ce titre, il faut voir les vortex comme des objets encore assujettis au principe de la « structure d’horizon » de nos connaissances. Soit le fait que s’y dérobe la compréhension exhaustive du phénomène ; ce qui est renforcé par la limite concernant l’application des équations de Navier-Stokes.
En premier lieu, d’une part, la dimension de Kolmogorov limite l’usage de simulations des turbulences dans un fluide à partir de ces équations : cette dimension définit en effet la limite à partir de laquelle les tourbillons sont dissipés par la viscosité du fluide.
En second lieu, d’autre part, ces équations postulent la matière comme un milieu homogène continu. Or, il s’agit d’une approximation vouée à perdre sa validité dès lors que l’on arrive aux échelles où s’applique la physique quantique. Car la matière s’y révèle, au contraire, non homogène et imprévisible.

3 Les maelströms : les « Trous noirs » des océans
On a évoqué en début d’article que notre propos, ancré dans l’étude de phénomènes terrestres, entretenait un lien par association d’idées avec le précédent consacré aux Trous noirs. Ce qui se vérifie plus concrètement ici alors que les professeurs George Haller et Francisco Beron-Vera ont démontré en 2013 que les maelströms qui se forment dans les océans (qui sont d’immenses vortex) présentent les mêmes comportements et mêmes propriétés mathématiques que les Trous noirs stellaires.
Ainsi, l’étude de ces phénomènes sur notre planète s’avère un moyen de mieux comprendre le mystère des Trous noirs qui fascinent les astrophysiciens, alors que ces astres gardent jalousement leurs secrets. Puisque rien, rappelons-le, ne réchappe de leur piège gravitationnel – pas même la lumière.

D’un point de vue épistémologique, l’analogie suggérée entre les maelströms océaniques et les Trous noirs revient à approcher un mystère impénétrable par le biais d’un autre, plus aisé à percer. Preuve à cet égard que les tourbillons ne sont pas des phénomènes si évidents à mesurer ou à comprendre.
En particulier, ce qui rendait si ardue l’étude des maelströms étaient les turbulences naturelles à la surface des océans : celles-ci empêchaient de déterminer avec précision les limites et les comportements de ces étendues où se concentre une intense énergie. Une obscurité qui a pu être levée grâce à l’imagerie par satellite, laquelle a permis d’identifier, selon les auteurs de cette étude, 7 types de « trous noirs océaniques » parmi les maelströms qui peuvent apparaître régulièrement.

Plus précisément, l’analogie entre un Trou noir stellaire et un maelström tient au même piège que l’un et l’autre exercent : pour l’un à l’égard de la lumière, pour l’autre à l’égard de l’eau. Les maelströms déplacent en effet d’énormes quantités d’eau (des milliards de tonnes) à la température et à la salinité différentes de leur milieu, et ce de façon parfaitement « étanche », au sens où pas une goutte de leur eau ne s’en échappe. Ni d’ailleurs non plus les micro-organismes ou le pétrole qu’il détient.
Ce déplacement peut s’étendre sur une année ainsi que sur des centaines de kilomètres, jusqu’à ce qu’ils perdent leur énergie et se dissipent. Aussi ces oasis aqueuses ont-elles un impact décisif sur la chaîne alimentaire, de même vraisemblablement que sur les changements climatiques.

4 Une relation étroite à la dynamisation

C’est en considérant que les vortex liquides n’ont pas encore révélé tous leurs secrets qu’il faut aborder leur relation à la dynamisation. Sur ce point, nous laissons libre le lecteur de ne pas poursuivre cette lecture, s’il estime que ce sujet controversé ne peut contenir une goutte de sérieux…
Toutefois, nous conseillons pour les intrépides et les curieux, avant de poursuivre la lecture de l’article, de consulter au préalable ceux qui abordent la question de la « mémoire » de l’eau. Car ce propos s’inscrit dans le sillage des travaux de figures scientifiques ayant travaillé sur cette propriété, qui ont déjà fait l’objet d’une analyse ou d’une réflexion approfondies : en particulier Jacques Benveniste (voir notre article sur la « mémoire de l’eau ») et Luc Montagnier (voir notre article sur son « expérience étonnante »).
Au-delà des intuitions énoncées par Viktor Schauberger, les chercheurs qui ont travaillé sur la « mémoire » de l’eau ont mis en évidence l’importance d’agiter ou de créer un vortex au sein même du liquide qu’ils souhaitent analyser afin d’en amplifier les propriétés :
– dans son ouvrage Ma vérité sur la « mémoire de l’eau » (publié en 2005 de façon posthume), Benveniste souligne que, si l’agitation n’est pas indispensable pour obtenir un effet d’une eau « informée » par électromagnétisme, celle-ci toutefois la renforce significativement.
– Dans son article collégial « DNA Waves and Water », Montagnier met en avant que pour capter les signaux électromagnétiques émis par de l’ADN hautement dilué, tant la filtration de la solution d’origine que l’agitation par le biais d’un vortex s’avèrent nécessaires.
Cette création de vortex est à relier historiquement à l’agitation pour préparer un remède homéopathique : procédé jugé décisif à chaque étape de dilution par le fondateur de l’homéopathie.

Agiter ou faire tournoyer de l’eau pour lui donner des propriétés singulières – telle une capacité mémorielle – fait bien sûr rire les tenants du matérialisme. Cependant, on peut s’appuyer ici sur les travaux du physicien Jean-Louis Demangeat (mais l’on pourrait convoquer également Vittorio Elia et Louis Rey) qui établissent des propriétés différentes induites par un vortex.
Ce procédé favoriserait en effet la création de nano-bulles au sein de l’échantillon (une hypothèse confirmée par diffusion laser) en créant des micro-édifices constitués de molécules d’eau et d’électrolytes. On retrouve ici la théorie des « domaines de cohérence » de Marc Henry – cette théorie d’un comportement à l’unisson des molécules d’eau apte à soutenir une capacité mémorielle – lesquels nécessitent une surface pour se structurer durablement.

5 La cascade de Richardson-Kolmogorov
Ce qui fait la spécificité du vortex à l’égard de la dynamisation, c’est non seulement le fait qu’il favorise l’introduction de surfaces et de colloïdes, mais aussi le fait qu’il a vocation à disperser l’énergie insufflée au sein de l’eau – de façon artificielle dans le cadre de la dynamisation. Ce qui, par réciprocité, revient à injecter de l’énergie au sein même de cette eau.
C’est d’ailleurs cette énergie, dont le vortex constitue la figure évocatrice, qui attire vraisemblablement le plus ceux soucieux de dynamiser l’eau. D’autant que la difficulté de définir la notion d’« énergie » offre à ce terme de charrier des représentations ésotériques liées au bien-être. Or, pour élucider cet aspect d’injection d’énergie, il faut se familiariser avec les travaux de Richardson et de Kolmogorov sur la « cascade turbulente ».


C’est en 1922 que le mathématicien, météorologue et psychologue Lewis Fry Richardson décrit comment un tourbillon cède de l’énergie par une cascade turbulente, c’est-à-dire en donnant naissance à des tourbillons plus petits par auto-division fractale. Cette division permet ainsi un transfert d’énergie du phénomène à des échelles plus petites, jusqu’à ce que la viscosité devienne prépondérante et dissipe l’énergie.
Cette limite a été définie en 1941 par le mathématicien Andreï Nikolaïevitch Kolmogorov : elle correspond à une échelle où l’énergie cinétique de la turbulence se transforme en chaleur (en obéissant au principe d’entropie). On retrouve ici le nombre de Reynolds évoqué en début d’article, puisque c’est lui qui fixe la valeur de l’échelle de Kolmogorov et, par extension, qui fixe le nombre de tourbillons dissipatifs.

Cette démonstration d’une radiation émise par les Trous noirs – censés ne rien émettre – est sans doute la contribution la plus majeure de Stephen Hawking. Car elle est la première formulation d’un dialogue entre physique quantique et relativité générale, lesquelles sont à ce jour des théories encore incompatibles et qui, pour cette raison, suscitent la quête d’une théorie du tout pour décrire de façon logique l’ensemble de la réalité.

6 Quand les discours ne tournent pas ronds…
La cascade énergétique développée par Richardson et Kolmogorov ainsi que l’idée d’une multiplication des domaines de cohérence aqueux permettent de saisir l’essentiel des propriétés « dynamisantes » des vortex appliqués à l’eau. Tout autre bénéfice reste de nature spéculative et dépend de l’imagination de chacun : de ce qu’il est prêt à projeter de merveilleux et de nourrissant dans ces phénomènes.
Non que l’on prétende forclore ici le sujet de façon péremptoire, mais il s’agit d’être prudent en l’état actuel, très parcellaire, de nos connaissances. Car il y a la tentation très humaine de croire que les vortex recèlent une sorte de pouvoir mystérieux ; et c’est par le biais d’un besoin d’enchantement que l’on peut se retrouver manipulé par des discours faciles – y compris de spécialistes de renom…


En premier lieu, il ne faut pas oublier que les vortex dans l’eau n’apparaissent qu’à certaines conditions, à commencer par le fait d’être en contact avec l’air. Ce qui fait qu’un vortex opère un échange entre le milieu aqueux et le milieu atmosphérique, à l’origine de l’introduction de nano-bulles démontrée par Jean-Louis Demangeat et de la multiplication des domaines de cohérence selon Marc Henry.
Or, contrairement aux représentations véhiculées dans les brochures de dynamiseurs branchés sur le réseau, ce phénomène ne peut se produire qu’à la première utilisation. Après quoi, leurs cavités se retrouvent remplies d’eau, si bien que l’eau peut éventuellement tourner mais certainement pas créer de vortex ! À noter que certains utilisent un compresseur pour injecter de l’eau avec une pression démesurée afin de « démontrer » la formation de ce type de tourbillons…
En second lieu, et malgré la dette intellectuelle immense que nos recherches doivent à Marc Henry, on ne peut qu’être frappé par l’ambivalence profonde de son discours : prétendant d’une part à une démarche pédagogique (quitte à inciter de façon paternaliste celui qui s’interroge sur la dynamisation à agir « en adulte » et à « se prendre en main ») mais ne fournissant aucune explication limpide sur ce qui fait des vortex un moyen de dynamisation.
En particulier, la formule ésotérique qu’il emploie dans son livre sur l’eau et la physique quantique, évoquant que l’eau puisse être « fractionnée » en milliards de « cellules à l’écoute de l’univers », est tout sauf satisfaisante. En quoi l’eau est-elle à l’écoute de l’univers ? Mystère…
En outre, de la part du chantre des domaines de cohérence (par opposition aux clusters), induire l’idée d’une structure aqueuse que l’on pourrait « fractionner » a de quoi laisser perplexe…

Est-ce à dire que Marc Henry est un charlatan ? Certainement pas. Mais il y a sans doute eu une tentation de sa part de bénéficier de l’aura d’être un maître à penser auprès des personnes explorant le monde de la dynamisation, souvent aussi en quête de sens. Et ce faisant d’être atteint d’ultracrépidarianisme, ce dont témoigne le fait qu’il s’est attribué le titre de philosophe en plus de ceux prestigieux liés à son parcours – alors que sur le plan philosophique sa pensée s’avère des plus superficielle…
*
* *
Au terme de cet article consacré au rôle des vortex dans la dynamisation de l’eau, ce que l’on peut retenir en deux mots c’est que leur plus-value demeure essentiellement spéculative.
D’une part, leur rôle dans une optique de dynamisation provient d’intuitions émises par Viktor Schauberger, qui était un simple garde-forestier. Ce qui ne veut pas dire que ses intuitions sont fausses, mais qu’elles sont loin de constituer des preuves tangibles.
D’autre part, les figures d’autorité qui se sont emparées de la question, en soulignant le caractère mystique de la caution de Schauberger (dont Marc Henry), n’échappent eux-mêmes pas à un discours ambivalent qui réplique, à leur insu ou non, une vision mystique du phénomène.
Ainsi, la prudence doit être de mise, tant dans un sens que dans un autre. Autant l’argumentation d’Henry pour défendre Schauberger n’est pas inintéressante : laquelle s’appuie sur l’histoire de la physique, émaillée d’experts dont la foi en l’exhaustivité des modèles de leur temps s’est avérée risible. Tel William Thomson ayant soutenu qu’il n’y avait plus rien à découvrir (avant que la physique quantique et la théorie de la Relativité ne fassent voler en éclats cette assertion).
[Fun fact ironique : William Thomson a défendu une théorie de l’atome qui devait se comporter comme un vortex dans l’éther…]
Autant cette argumentation est à double tranchant alors qu’elle passe sous silence cet écueil d’épistémologie bien plus prégnant sur lequel Henry échoue sans doute : que l’inclination à soutenir que données et faits doivent se conformer à une idée dont on est convaincu (à l’image de la montagne censée aller à Mahomet lors même qu’elle a de bonnes raisons de rester là où elle se trouve) est une faiblesse qui frappe sans distinction…
Il n’est, ainsi, vraisemblablement pas nécessaire de convoquer un Univers qui murmurerait à l’oreille de l’eau pour envisager un intérêt à faire tourbillonner son eau de boisson pour la dynamiser. Pas plus qu’il ne faut investir dans des appareils aux coûts exorbitants, alors qu’une simple bouteille en verre peut s’avérer bien plus efficace pour créer un vortex d’une qualité a priori tout à fait suffisante…

